La représentation du mouvement est au cœur de l’art depuis ses origines. Le XXe s. reprend cette problématique, à la fois dans la figuration et dans l’expression abstraite, régénérant à la fois les formes et les moyens.
Torsion de corps ou rythme saccadé, mouvements cadencés chez Lipchitz, Curatella Manes et Jean Dunand ; graphismes expressifs, foisonnement végétal ou étrange mouvement de figures siamoise chez Valentine Prax, Vlaminck ou Victor Brauner sont la traduction de cette recherche dans un art figuratif. Mais la même préoccupation anime Etienne Béothy, le couple Delaunay, Fernand Léger, Etienne Martin, Arman, ou Zao Wou Ki qui la transcrivent dans une ondulation animée dans l’espace, des disques concentriques, des entrelacs de ressorts de matelas ou des apesanteurs picturales…
Peinture, bois, laque dorée, fil de fer, néons tordus et lumineux, d’innombrable matériau, traditionnels de l’art ou empruntés à la vie quotidienne, sont convoqué par les peintres et les sculpteurs. Ils n’auront de cesse d’inventer des procédés pour nous donner, devant l’œuvre immobile, l’illusion du mouvement d’un corps ou de l’espace.